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![]() Le Grand Nord-Ouest Lai Chau - Tam Duong message reçu le 14 juillet 2002
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Jour Quatre.
Ca monte très dur. East of Eden a beaucoup à redire sur la manière dont j’ai fixé la pompe à essence.
Juste un mot sur les pompes à essence. Une pompe à essence est une unité électrique
dont la fonction est de lutter contre la gravité en faisant parvenir du pétrole
depuis le réservoir jusqu’au carburateur. Cette pompe se trouve la plupart du
temps dans le réservoir, et ainsi en était-il de la pompe d’East of Eden lorsqu’elle
est sortie de la chaîne d’assemblage. Dans ces jours glorieux, sa pompe ne se
voyait ni ne s’entendait.
Mais ces jours sont bien révolus. Quand nous avons acheté la voiture, on avait déjà installé une pompe extérieure car celle d’origine avait rendu l’âme. Une pompe externe est un machin tout en métal (détail qui a son importance comme on verra plus loin), qui se fixe en général sous le corps de la voiture. Pendant tout notre voyage, nous avons changé la pompe à essence… voyons voir… une fois en France, une fois en Israël, une fois en Iran (où elles sont tellement données que nous en avons acheté deux !) et une fois en Thaïlande. Cette dernière pompe - achetée en Perse – est morte à Hanoi. Comme vous pouvez le voir, les pompes à essence font partie intégrante de nos vies. Je m’en fus donc un jour à la recherche d’une pompe dans le quartier de Hanoi où je pourrais selon toute probabilité en dénicher une. J’en ai trouvé une - payée 20 $, une fortune ! ! ! - et je l’ai installée. Ca a marché comme sur des roulettes. Le seul truc auquel je n’avais pas fait attention était que la pompe avait des parties en plastique. Si j’avais été plus attentif, j’aurais tout de suite vu que je n’avais pas acheté un pompe externe mais une pompe interne. La différence, c’est quelques degrés. Degrés Celsius, bien sûr. La pompe, non point baignée dans le pétrole rafraîchissant, pouvait chauffer tout à loisir, fondre et mourir. Mais en fait, elle n’est pas morte. Retour au nord-ouest. Nous étions en train de grimper une côte sur une route qui n’avait pas été réparée depuis le départ des Français, lorsque notre chère pompe a décidé qu’elle avait besoin d’une longue pose. Nous l’avons donc laissé se reposer, en l’aspergeant d’un peu d’eau pour un repos plus rafraîchissant et nous sommes repartis une demie heure plus tard. Ces mésaventures étaient assez troublantes mais la majesté du paysage était tellement prenante que c’était difficile de s’énerver sur des détails pareils. Nous étions loin des préoccupations d’un légionnaire Français ou d’un Viet Minh qui regardaient ces montagnes comme un champ de bataille et ne lui trouvaient sûrement aucune qualité esthétique. |
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