Il est impossible de rencontrer Mohammed Sea sans se rappeler Oblomovdans le film Russe, dans Eloge de la paresse. Il passe le plus clair de son temps allongé dans sa tente de Bédouin, en caressant son ventre et en appelant son serviteur. Au lieu du "Zadar ... ! " d'Oblomov, on peut entendre le "Ibrahim...!" de Mohammed.
East of eden France Italie Grèce Turquie Syrie Israel Jordanie Iran Pakistan Inde Thaïlande Malaisie Laos Viêt-nam Motifs Exposition Nos liens

Vous êtes dans : Sommaire > Moyen-Orient > Jordanie > Aquaba.

Cliquez pour voir la carte de la Jordanie
Aqaba




Galerie images

Message du 16/02/00
Petra
Azraq
Wadi-Rom
Jérash
Il est impossible de rencontrer Mohammed Sea sans se rappeler Oblomov dans le film Russe, dans Eloge de la paresse. Il passe le plus clair de son temps allongé dans sa tente de Bédouin, en caressant son ventre et en appelant son serviteur. Au lieu du " Zadar ... ! " d'Oblomov, on peut entendre le " Ibrahim... ! " de Mohammed.

Il faut cependant préciser que Mohammed est une personne charmante, qu'il a un ventre rond et rigolo et qu'il dirige un très bon camping. Il est l'une des rares personnes rencontrées en Jordanie ayant un sens actif de l'écologie, une fois par semaine, il prête gratuitement des équipements de plongée aux touristes pour nettoyer les coraux et la plage : après l'invasion des familles d'Aqaba et leur manque de respect flagrant à l'égard d'une des plus belles créations d'Allah.

Ce camping Bédouin était tellement reposant, calme et bienfaiteur, le vent si doux et la mer tellement accueillante que nous sommes restés là presque une semaine, plantant notre tente à l'ombre des roseaux. Ah ! Une semaine de repos total et de soleil , de nage et de narguileh, de cuisine en plein air. Une semaine de lecture et d'écriture. Une semaine de paresse. Ibrahim ! ! !

Un mot à propos d'Ibrahim.
Il a été la première personne rencontrée en Jordanie qui, bien que ne parlant pas anglais, a eu une connaissance immédiate des besoins d'un étudiant d'Arabe. Quelques minutes après m'avoir rencontré, il a su exactement quel était mon niveau, quel vocabulaire et quelle grammaire m'apprendre. Pendant toute ces années où j'ai enseigné l'anglais, rencontré et recruté des profs d'anglais, je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme lui. Il est tout simplement né pour enseigner. Mais que faire ?
Il ne sera jamais professeur car il ne va jamais réaliser qu'un tel monde existe. Un monde de cours du soir, de diplômes et d'éducation supérieure. Je lui ai parlé de ses talents, mais je ne peux pas le prendre par la main à travers le dédalle de la bureaucratie Jordanienne. Au lieu de cela, il est l'homme à tout faire de Mohammed Sea, lavant, nettoyant et cuisinant ; économisant ses dinars afin de pouvoir acheter une femme et s'installer.

Une autre rencontre importante a été celle d'un couple de français, Eric et Violaine.
On aimerait que nos parents puissent les rencontrer et se consoler : ils sont encore plus fous que nous ! Ils font le même voyage que nous mais en vélo !
Cela a ses avantages car ils rencontrent très facilement les gens et sont le vrai réceptacle de l'hospitalité du Moyen-Orient.
Ils peuvent également voler au dessus de pays hostiles alors que nous pouvons attendre une éternité des visas qui ne viendront jamais. Ils peuvent monter à bord d'un avion, alors que nous devons endurer et nous taire. Mais cela rend le moindre achat impossible, même un livre de chevet et trop lourd pour être emporté. Les jours que nous avons passé là ensemble étaient des jours de franche camaraderie et d'amitié précieuse de la route.
Eric a cuisiné des calamars excellents achetés à Aqaba, j'ai préparé de l'agneau à la Bédouine, nous avons arrosé cela rouges ou blancs du monastère de Latroun. Délicieux Chardonnays et Cabernets Sauvignons ! Nous nous sommes raconté des histoires de voyages autour du feu, et je dois admettre que les leurs sonnaient plus effrayantes que les nôtres !
Nous les avons rencontrés à nouveau au Cliff hôtel à Amman - une bonne adresse si vous devez passer par Amman - et passé quelques jours de plus avec eux.

Nous sommes descendus vers la Mer Morte et nous sommes baignés dans des sources chaudes que nous pensions retirées. Elles étaient tristement polluées par les pique-niqueurs et rendues difficiles par les yeux religieux d'hommes Jordaniens peu habitués à voir tant de chairs féminines exposées, puisque Marie-Do et Violaine portaient (shocking !)des maillots de bain et non des robes de Babouchkas et un Tchador. Nous nous sommes séparés à Amman, et ils sont certainement aujourd'hui au Pakistan, étant donné qu'ils n'avaient pu obtenir de visas pour traverser l'Iraq et l'Arabie Saoudite. On espère les retrouver à nouveau en Inde.

 




votez pour ce site au weborama
retour à la page précédente


 
  © eastofeden.com.fr - tous droits réservés eastofeden 1999/2005 - All rights reserved eastofeden 1999/2005