Notre carte de l’Iran n’était pas très précise et par un curieux hasard, nous avons rencontré à Ispahan un Canadien qui travaillait pour la société qui l’avait imprimée à Vancouver. Nous l’avons aidé à faire quelques corrections. Quoi qu’il en soit, voyager avec une carte inexacte nous a donné l’opportunité de nous perdre plus d’une fois sur des routes de terre. Les noms des villages et les routes n’étaient jamais indiqués,
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Notre carte de l’Iran n’était pas très précise et par un curieux hasard, nous avons rencontré à Ispahan un Canadien qui travaillait pour la société qui l’avait imprimée à Vancouver. Nous l’avons aidé à faire quelques corrections.

Quoi qu’il en soit, voyager avec une carte inexacte nous a donné l’opportunité de nous perdre plus d’une fois sur des routes de terre. Les noms des villages et les routes n’étaient jamais indiqués, et personne ne comprenait pourquoi nous voulions sortir des chemins battus.

Quand nous demandions aux foules de villageois s’agglutinant autour de la voiture comment rejoindre tel ou tel village, ils ne nous donnaient que la direction de la route nationale passant dans le coin.



Les routes iraniennes sont bonnes. Très bonnes. Si vous recherchez le tiers-monde, c’est pas encore ça. Les automobilistes sont dangereux, ou créatifs, selon les points de vue. Notre petit plaisir était de quitter les routes pour traverser des vallées désertes sur des chemins de terre.

Nous trouvions un boucher et un marchand de légumes, puis nous campions au milieu de nulle part. Il fallait cacher la voiture entre deux montagnes, monter la tente, faire un feu, cuisiner un petit dîner …et rêver d’une bonne bouteille de vin.

Un soir, Marie-Do a fait une confiture au feu de bois avec des abricots achetés au marché. Cette confiture nous a régalés chaque matin jusqu’au Pakistan. Les nuits étaient toujours douces et les étoiles gonflées par la chaleur, les gens des villages alentours toujours discrets.



Un matin, ce fut le cauchemar. Une fois de plus le réchaud ne voulait pas s’allumer, nous n’avions pas d’eau chaude pour le café. Nous avons conduit jusqu’au village suivant, un petit hameau de huttes de terre, pour trouver un endroit où nous pourrions préparer un café.

Une villageoise nous a donné de l’eau bouillante et nous avons petit déjeuné à l’ombre d’un mur de boue, entourés de fillettes curieuses. A ce moment, nous avons remarqué qu’un pneu de la voiture était crevé, et il a fallu le changer par 40° au soleil. La récompense a été d’être invités à boire un thé et manger une omelette dans une maisonnette en terre.

Nous avons pu voir de près leur technique pour faire les tapis. Malheureusement, ils n’avaient aucun tapis finis à nous montrer. Le chef de famille nous a ensuite proposé du " taryak ". Il a répété le mot plusieurs fois avant de demander à sa femme d’aller nous chercher un boulette énorme d’opium. " Taryak " a-t-il répété en nous le tendant.



Taryak est un gros business en Iran et presque 80 % des hommes en fument. La plupart des chauffeurs de poids lourds sont complètement stones, puisqu’il paraît que " taryak " empêche de dormir et accentue la concentration. Il faut dire que leur manière de conduire est très inspirée. Vraiment poétique !



Voici quelques images de la campagne persane.


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