- Bhuj le 20 novembre 2000:
Enfin ! Voilà une Inde que je peux aimer ! Bruyante, tapageuse,
sale, décrépie ; avec des gens prêts à vous sourire,
leur survie ne tenant qu’à un fil, des cochons mangeant les poubelles dans
les rues.
Une longue et sauvage anarchie souffrante de marchands de tchai, de rickshaw wallahs,
de barbiers-du-coin, de gens se massants autour de vous, buvant vos moindre faits
et gestes.
Des égouts comme des blessures ouvertes, bordant les rues et les places
recouvertes de poussière. Cette ville a beau avoir été construite
au 12
e siècle, se vanter de hauts remparts et de rues pavées,
la description qu’en fait le Lonely Planet la fait même paraître comme
une ville du Sud de la France… Mais l’endroit est une Inde purement bourgeonnante
et décadente, un impossible mouvement de foules, un grouillement de mobilettes,
un tas de vaches et de buffles mastiquant à travers les rues, des chiens
et des cochons fouillant des débris jetés , et du monde partout,
partout…